11 juillet 2026

Le Piège de velours _The Velvet Trap (1966)

La vie de Julie, une jeune serveuse, bascule dans une suite ininterrompue de tragédies et de mésaventures.

 


 The Velvet Trap est un drame psychologique indépendant américain sorti en 1966. Il a été entièrement conçu par Ken Kennedy, qui cumule ici les fonctions de réalisateur, de scénariste et de producteur pour les sociétés Kenway Pictures et Gillman Film Corporation.

 

 

 





Le film en VO : 

https://multiup.io/d2d70224ef6c92239a5626e7bc228578 



 

Les sous-titres maison inédits : 

sur demande à lebisfaitsoncinema@gmail.com, après commentaire ci-dessous. 


 

Pour aller plus loin ....

Entre 1966 et 1970.

La période 1966-1969 correspond à la fin du Code de censure Hays et à l'émergence d'un cinéma américain plus adulte. Les thèmes de la femme célibataire qui travaille, qui tente de s'assumer mais qui se fait exploiter ou manipuler par son entourage amoureux et professionnel, commencent alors à fleurir, souvent teintés d'une amertume très "fin de décennie". 

Voici des exemples marquants de cette époque charnière, contemporains de la sortie de The Velvet Trap :

Sweet Charity (1969) — Bob Fosse

Bien qu'il s'agisse d'une comédie musicale, le fond de l'histoire est d'une grande noirceur et colle parfaitement à la trajectoire de la femme malmenée par la vie et les hommes.

Le Démon des femmes (The Legend of Lylah Clare, 1968) — Robert Aldrich

Elsa Brinkmann (Kim Novak) est une jeune actrice ambitieuse mais naïve, qui tente de percer à Hollywood. Elle est repérée par un réalisateur tyrannique (Peter Finch) en raison de sa ressemblance troublante avec son ancienne épouse décédée, une star de cinéma. Elsa se retrouve piégée dans une industrie hollywoodienne machiste et cruelle. Elle perd peu à peu son identité, manipulée par son agent, son réalisateur et les vautours du milieu du spectacle, jusqu'à sombrer psychologiquement.

Faut-il tuer Sister George ? (The Killing of Sister George, 1968) — Robert Aldrich

George (Beryl Reid) est une actrice de radio d'âge mûr qui travaille d'arrache-pied mais voit sa carrière menacée. Dans sa vie privée, elle entretient une relation toxique avec une jeune femme plus jeune, "Childie" (Susannah York), qu'elle fait vivre.

Ce film bouscule les codes de l'époque en montrant une femme active et indépendante mais profondément malmenée par les cadres de la télévision d'une part, et manipulée par une cadre de la BBC (Coral Browne) qui abuse de son pouvoir pour lui voler sa compagne et détruire sa carrière.

 

Les Années 70 aux États-Unis marquent un tournant majeur pour ce type de récit. Porté par le Nouvel Hollywood et la deuxième vague féministe, le cinéma délaisse le mélodrame moralisateur des décennies précédentes pour adopter un ton résolument réaliste, brut et psychologique. La figure de la femme seule, obligée de travailler pour survivre et confrontée à des hommes toxiques, violents ou instables, devient le miroir des désillusions de l'époque.

Alice n'est plus ici (Alice Doesn't Live Here Anymore, 1974) — Martin Scorsese

C'est probablement le film qui partage les parallèles les plus frappants avec la structure de The Velvet Trap, mais traité sous un angle naturaliste.

Une femme libre (An Unmarried Woman, 1978) — Paul Mazursky

Bien que moins tragique que d'autres récits, le film excelle à montrer la jungle des rencontres amoureuses post-divorce dans les années 70, où les hommes qu'elle croise la considèrent souvent comme une proie facile ou une femme "disponible" pour de simples aventures sans lendemain, testant constamment ses limites et son indépendance naissante.

À la recherche de Mr. Goodbar (Looking for Mr. Goodbar, 1977) — Richard Brooks

Ce film pousse la dynamique de la mauvaise rencontre et de la descente aux enfers urbaine à son paroxysme le plus sombre.


 



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