Dans ce film d'aventure exotique indépendant réalisé par Barry Mahon, le marin américain William Stanton se retrouve unique survivant d'un naufrage dans les mers du Sud. Il s'échoue sur une île isolée, peuplée exclusivement d'une tribu de femmes farouches, pratiquant le culte d'un dieu de la mer qui réclame chaque année le sacrifice d'une jeune vierge pour tempérer la colère des éléments.
Au départ, la tribu l'accueille avec méfiance : les autochtones se méfient des hommes et cherchent à le châtier. William est capturé, enchaîné et pendu par les pieds sous le soleil ardent.
La situation bascule lorsque des hommes venus d'une île voisine débarquent en pirogue avec l'intention de kidnapper les femmes. William parvient à convaincre la princesse Nani Maka, une jeune insulaire séduite par le marin, de le détacher. Il récupère son revolver et abat l'ensemble des envahisseurs, sauvant la tribu.
Devenu le protecteur héroïque aux yeux de certaines, William entame une relation amoureuse avec la princesse Nani Maka.
Cependant, la reine de l'île, Kealoha, et le reste de la tribu restent guidées par des traditions ancestrales et impitoyables. La princesse Nani Maka a été désignée par la coutume pour être sacrifiée au dieu païen de l'île dans un temple sous-marin. Elle est elle-même résignée et heureuse de ce sort. Mais ils finissent par s'embrasser, bravant l'interdit, et vont tenter d'infléchir la reine pour qu'elle désigne une autre "fiancée" du dieu de la mer.
Ayant découvert qu'un trésor se cache dans des grottes sous-marines près du lieu de sacrifice, l'avidité de William prend le dessus. Aidé par sa compagne, il parvient à récupérer un coffre rempli de pierres précieuses. Ils tentent de s'échapper de l'île à bord d'un radeau..
Si cette série B ne manque pas d'un charme désuet, les défauts ne manquent pas.
L'intrigue banale est desservie par le jeu statique d'un personnage important de l'histoire : Kealoha, la reine de la tribu.
La statue du dieu lui-même peut prêter à sourire, bien qu'on doive admettre que les goûts et techniques les plus variés puissent s'exprimer...
Les extérieurs, avec les "cases", semblent filmés dans un camp de vacances sobre mais très bien entretenu. Ce sont plutôt des bungalows. Barry Mahon ne s'est évidemment jamais rendu dans de lointaines îles du Pacifique Sud. Une grande partie des productions de cette période a été réalisée sous le soleil de la Floride (notamment dans la région de Miami ou de ses environs).
Pour un film sorti en 1961, même avec des moyens financiers limités, l'aspect nudité ne va pas très loin, les femmes portant une collier de fleurs cachant leur buste de face, comme le montre d'ailleurs l'affiche. Lorsqu'elles courent, du reste, elles veillent malgré l'urgence et le danger à tenir leur collier afin de rester bien couvertes ! Simple réflexe ou consigne du réalisateur ?
Le héros, le marin William Stanton, conserve quant à lui son pantalon de marin du début à la fin, et apparaît torse nu la plupart du temps.
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Le film en version originale :
https://1fichier.com/?qa37f7f8vzfmolbvju2i
Les sous-titres français maison inédits :
https://www.opensubtitles.org/fr/subtitles/14170971/pagan-island-fr










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